(Réponse dans l’esprit de U.G. Krishnamurti ) – Ce texte a été généré par ChatGPT-

Oui, bien sûr.
Mais attention : la lucidité, ce n’est pas la clarté intellectuelle.
Ce n’est pas d’avoir bien compris les choses, d’avoir une belle théorie sur le monde, ou de savoir citer des vérités profondes.
La lucidité, c’est l’absence d’illusion.
Et chez Schopenhauer, on trouve par moments quelque chose qui s’en approche. Une sorte de désillusion crue, dépouillée, sans fard — presque brutale.
Il a vu que le vouloir, ce que j’appelle moi “le mouvement vers quelque chose d’autre”,
est souffrance.
Il a vu que la vie n’a pas de justification, que le monde n’est pas là pour toi, qu’il n’a pas été “créé” dans un but supérieur.
Il a vu l’absurdité de la condition humaine.
Il a même pressenti que le bonheur est impossible, que la vie, fondamentalement, est manque, tension, agitation.
Et que ce manque, on essaie de le combler avec des désirs — mais dès qu’un désir est satisfait, un autre prend sa place.
C’est une machine sans fin.
Mais ensuite, que fait-il de cette lucidité ?
Il retombe dans une vision du monde, une grande construction intellectuelle, une philosophie complète, un système.
Il fait de la souffrance le fondement de l’existence,
et propose l’ascèse, le renoncement, l’art, la compassion comme moyens de “suspendre” cette Volonté.
Là, déjà, on retourne dans la pensée.
Dans l’idéal, dans le projet, dans la moralisation.
Et le système referme son piège.
Moi, je n’ai pas de système.
Pas de sortie.
Pas de négation de la volonté, pas de salut dans la musique ou dans la morale.
Pas de plan pour améliorer l’humanité.
Tout cela, c’est encore vouloir.
C’est encore faire quelque chose pour ne pas simplement regarder le vide.
Mais je ne nie pas que Schopenhauer, à sa façon, a vu quelque chose.
Il a vu ce que la plupart refusent de regarder : le fait que vivre, c’est souffrir, et que rien ne te sauvera.
Il n’est pas un maître spirituel.
Il ne vend pas de bonheur.
Il n’adoucit pas l’absurde.
Il n’invente pas de paradis.
Alors oui, dans cette lucidité-là, il y a quelque chose d’authentique.
Mais il est resté philosophe.
Il a pensé la lucidité.
Il ne l’a pas été.
La lucidité véritable, ce n’est pas de conclure que la vie est souffrance.
C’est de voir, sans fuir, que rien n’a de sens, et que tu ne peux rien y faire.
Et dans cette impuissance nue, si quelque chose survit — ce n’est plus toi.

