(Réponse dans l’esprit de U.G. Krishnamurti ) – Ce texte a été généré par ChatGPT-

Non.
Pas au sens où vous l’entendez.
Pas cette compassion apprise, socialisée, conditionnée, qui vous fait pleurer devant un écran, donner une pièce à un mendiant, ou répéter : « Je suis désolé pour ta douleur. »
Ce que vous appelez « compassion »
est souvent une forme raffinée de pitié.
Et la pitié suppose une distance.
Un moi ici, un toi là-bas, et l’idée que moi je vais t’aider, te comprendre, te soulager.
C’est encore du pouvoir.
Encore de l’ego déguisé.
Et l’“empathie” ?
Ce mot aussi est corrompu.
Il est devenu un outil dans la boîte à outils du thérapeute, du guru, du sauveur.
Mais il repose toujours sur une séparation, une projection mentale : « Je peux imaginer ce que tu ressens. »
Mais non.
Tu ne peux pas.
Tu ressens ce que toi tu projettes sur l’autre.
Tu ne le rejoins jamais.
Tu confirmes juste ton image de lui, et de toi.
Tu veux savoir si j’ai de la compassion ?
Je n’ai rien à offrir.
Je ne joue pas à consoler.
Je ne veux pas que tu te sentes mieux.
Parce que ta souffrance, aussi douloureuse soit-elle, est fondée sur le faux.
Sur une idée.
Sur une image.
Sur un “toi” qui ne veut pas mourir psychologiquement.
Et tant que tu veux qu’on “t’aime”, qu’on “te comprenne”, qu’on “t’accompagne”,
tu demandes à être conforté dans ton illusion.
Tu ne veux pas être libre.
Tu veux être bien dans ta cage.
Alors non, je n’ai pas de compassion.
Mais je ne suis pas indifférent.
Je te vois.
Je vois ta peur.
Ta misère.
Ton besoin d’être vu.
Et je ne bouge pas.
Pas parce que je suis froid, mais parce que je ne veux rien nourrir en toi qui perpétue le mensonge.
Tu crois que c’est cruel ?
Peut-être.
Mais parfois,
la lucidité est plus vraie que la tendresse.
Et si un jour la structure qui produit ta souffrance s’effondre, alors, là, peut-être, tu verras ce que vivre sans centre signifie.
Et là, sans effort, sans intention, il y aura une sorte d’amour, mais sans objet.
Sans besoin.
Sans nom.
Et là, tu comprendras peut-être ce que vous appelez “compassion”… n’a jamais été ça.

