Quand la question meurt, la réalité renaît

On croit chercher des réponses. On croit poser des questions pour comprendre.

Mais pour UG, c’est exactement le contraire : la question tue la réalité avant même qu’elle apparaisse.

Elle enferme le vivant dans un cadre artificiel, un filet invisible où toute spontanéité est étranglée.

Chaque question existentielle : « Comment être libre ? », « Comment arrêter la souffrance ? », « Qu’est-ce que l’éveil ? » contient déjà sa réponse. Pas une réponse utile, pas une réponse intellectuelle.

Une réponse préfabriquée par le mental, qui prétend guider mais qui, en réalité, fabrique le besoin lui-même.

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Le Manifeste Anti-Coaching

Il n’y a rien à développer !

1. La grande illusion du développement personnel

Le coaching vous promet la liberté, la confiance, le succès, la paix intérieure.
Mais dès que l’on vous parle d’atteindre, de transformer ou d’améliorer quelque chose en vous, vous êtes pris au piège.

Tout coaching repose sur une présupposition simple : vous n’êtes pas suffisant tel que vous êtes.
Vous êtes incomplet. Défaillant. Et quelqu’un d’autre, soi-disant plus sage, doit vous guider pour combler ce manque.

C’est cette idée, subtile, mais puissante, qui alimente toute l’industrie.

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L’alchimie et l’illusion du soi à transformer

L’alchimie fascine !

Depuis l’antique recherche du plomb transformé en or jusqu’aux doctrines modernes de “transmutation intérieure”, elle promet la métamorphose, la purification et l’accession à un état supérieur.

Mais pour U.G. Krishnamurti, ces promesses sont des fictions : la pensée se raconte des histoires pour se prolonger dans le temps.

Il n’y a rien à transformer. – Rien à atteindre. – Rien à devenir.

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Calamité et liberté : la loi silencieuse de la nature 

Extraits du blog : JK et UGK – le duo anarchiste

L’extrait audio actuel provient de deux enregistrements distincts de conversations d’UG. Ici, UG est en mission pour rétablir la vérité à propos de certaines de ses déclarations figurant dans le livre The Mystique of Enlightenment.

Après la « calamité » (mort et résurrection) survenue le jour de son 49ᵉ anniversaire, « UG » (ou « l’identité personnelle ») a perdu tous ses points d’ancrage ; la physiologie a changé de régime pour passer à un état « neutre » ou « débrayé », tombant dans son propre rythme naturel. Une sensibilité accrue, une vigilance et une vitalité intensifiées sont devenues le mode de fonctionnement par défaut.

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Faut-il se changer si l’on est un « odieux » personnage ?

La question elle-même est révélatrice : « Je suis odieux, dois-je me changer ? »

Elle part d’une prémisse implicite, que UG aurait immédiatement déconstruite : le soi, le jugement, le besoin de se corriger.

Dès qu’un mot comme « odieux » apparaît, il y a déjà conflit, un conflit inventé par le mental, par le regard des autres, par la norme sociale ou morale qui dicte ce qu’il faudrait être.

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La non-violence et l’illusion du contrôle

Vous parlez de Gandhi, de marches, de discours sur la non-violence. Vous parlez de la CNV, de techniques pour parler sans heurter, pour éviter de blesser, pour vivre en paix avec les autres. Mais toute cette construction mentale, aussi noble soit-elle, ne touche jamais la vie telle qu’elle est. La vie ne connaît ni marche, ni discours, ni méthode. Elle surgit, indifférente à vos règles, à vos principes, à vos efforts pour être “mieux”.

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La mort et l’illusion de l’au-delà

Penser la mort : un réflexe humain

On parle de la mort comme si elle était un objet à comprendre, un problème à résoudre, un mystère à éclaircir. Les humains ont fabriqué des idées de paradis, de réincarnation, de continuation de l’âme, comme si prolonger la vie sous une autre forme était une nécessité. Mais tout cela relève de l’imaginaire vital : un besoin de continuité créé par un organisme qui refuse sa fin.

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Ce qui disparaît ne manque à personne !

La disparition de l’humanité n’est un drame que pour l’humanité. La vie, elle, n’a pas d’opinion. Lorsque l’on affirme que « la vie se portera très bien sans l’homme », on croit défendre une évidence écologique, presque scientifique. En réalité, on reste prisonnier d’une échelle de valeurs humaine. “Très bien” suppose un critère. Une amélioration. Un état préférable à un autre. Or la vie ne fonctionne pas sur la base du préférable. Elle n’optimise rien. Elle ne protège aucun projet. Elle ne poursuit aucun idéal. Elle n’a pas de mission.

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Le vertige de l’absence d’opinion !

Vivre sans opinion semble noble. Cela paraît mature, lucide, presque supérieur. On imagine un être qui observe les événements sans être affecté, qui ne se laisse pas emporter par les débats, qui ne prend pas position. Une forme de liberté intérieure, dégagée des conflits.

Mais ce que l’on appelle « vivre sans opinion » est souvent une idée de plus. Une posture raffinée. Un idéal spirituel recyclé.

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