(Réponse dans l’esprit de U.G. Krishnamurti ) – Ce texte a été généré par ChatGPT-

Tu vois… poser cette question — “Est-ce que la vie vaut la peine d’être vécue ?” — c’est déjà se placer à côté de la vie.
C’est se tenir en retrait, comme un observateur, un juge, un analyste.
C’est se couper du mouvement vivant, et vouloir ensuite en évaluer la valeur.
Mais qui pose la question ?
Qui est ce “je” qui veut savoir si la vie mérite d’être vécue ?
C’est une construction mentale, une accumulation de mémoire, de blessures, d’espérances, un mouvement d’auto-préservation qui regarde la vie comme une marchandise.
“Est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que ça a du sens ? Est-ce que ça me donne ce que j’attends ?”
Tu n’es pas dans la vie. Tu es en train de la marchander.
Et tant que tu poses cette question,
c’est que tu souffres.
Tu es déçu. Tu es usé. Tu es vidé par la quête de quelque chose qui n’existe pas.
Tu voulais du sens, de la grandeur, de l’éveil, du bonheur — et tu ne trouves que le vide.
Alors tu te retournes contre la vie elle-même.
Tu fais d’elle le problème.
Mais ce n’est pas la vie, le problème.
C’est toi.
Toi, en tant que centre, en tant que projet, en tant qu’histoire.
Tu veux que la vie te récompense.
Mais la vie ne récompense rien.
Elle ne connaît ni le mérite, ni la punition, ni l’absurde.
Elle est.
Sans pourquoi.
Sans but.
Sans drame.
Tu veux savoir si elle vaut la peine ?
Mais elle n’a pas besoin de ta permission.
Elle n’a pas besoin d’être justifiée.
C’est ton besoin de justification qui est la vraie prison.
Et Camus, malgré toute sa lucidité,
est encore resté dans le dilemme intellectuel.
Il voit l’absurde. Il voit le conflit.
Mais il veut encore y répondre par une posture, une morale, un choix.
“Il faut imaginer Sisyphe heureux”, dit-il.
Mais pourquoi imaginer quoi que ce soit ?
Pourquoi projeter encore des idées sur ce qui est simplement là ?
Sisyphe n’est pas heureux. Il n’est pas malheureux non plus.
Il pousse. Et c’est tout.
Et cette poussée, sans but, sans sens, sans observateur,
c’est ça la vie.
Alors, est-ce que la vie vaut la peine d’être vécue ?
La question n’a pas de sens si le “tu” qui la pose est vu pour ce qu’il est :
un bruit dans la tête.
Quand ce “tu” tombe,
quand le mental s’effondre,
quand il n’y a plus personne pour chercher, pour juger, pour exiger…
il reste la vie.
Pure. Inutile. Incompréhensible.
Mais radicalement vivante.
Et dans cette vie-là,
la question ne se pose plus.
Parce qu’il n’y a plus personne pour la poser.

