Pourquoi les propos d’UG ne mettent pas fin à la souffrance ?

Ah… c’est une question fondamentale. Il faut la poser très attentivement parce que le paradoxe est au cœur du message d’UG. Je vais détailler pas à pas.

On souffre toujours après avoir accepté UG parce que il n’y a aucune promesse de bonheur ou de libération.

Accepter UG, c’est voir la réalité telle qu’elle est, sans les illusions qui rendaient la douleur tolérable.

Mais, paradoxalement, c’est cette même acceptation qui prépare à une forme de liberté, même si elle n’est pas le bonheur que l’on cherche habituellement.

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As-t’on besoin d’un chemin de vie pour trouver sa complétude ?

Vous voulez un chemin parce que vous avez été conditionné à croire que la vie doit mener quelque part. Depuis l’enfance, on vous parle de progression, d’évolution, d’accomplissement. On vous apprend à devenir : devenir compétent, devenir respectable, devenir spirituel, devenir enfin vous-même. Et au centre de ce mouvement s’installe une idée simple mais destructrice : je ne suis pas encore ce que je devrais être. C’est cette idée qui crée la quête.

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« Une population sans transcendance est une population est une population psychiquement vulnérables. C’est le début de la désacralisation et la déspiritualisation de l’occident. » Que répond UG à cela ?

UG répondrait sans ménagement, en démontant l’hypothèse elle-même :

Vous partez d’une idée non examinée : que l’être humain aurait besoin de transcendance pour être psychiquement sain.

C’est exactement l’inverse.

La « transcendance » est une invention née de la peur,
de l’insécurité biologique et du refus de faire face à ce qui est.

Vous appelez cela sacré, spirituel, vertical.
Moi j’appelle cela une béquille psychologique.

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L’HUMAIN EST UNE ERREUR POUR LA PLANÈTE

Manifeste UGK

Il faut avoir le courage de le dire sans détour, sans morale, sans lyrisme écologique :
la planète se porterait infiniment mieux sans l’homme.

U.G. Krishnamurti l’a exprimé avec une lucidité que peu supportent :
mort, l’être humain devient enfin utile à la Terre ; vivant, il est une nuisance systémique.

Cette phrase choque parce qu’elle pulvérise le mythe fondateur de la civilisation moderne :
celui d’un homme conscient, responsable, capable de vivre en harmonie avec son environnement.

Ce mythe est faux.

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« L’Amour pur que nous serions » — Démolition

Vous aimez entendre cette phrase : « Nous sommes amour pur. »
C’est rassurant, c’est doux, ça flatte votre espoir d’être quelque chose de spécial.
Vous ne tolérez pas ce que vous êtes réellement — un organisme vivant, avec ses pulsions, ses contradictions, ses conditionnements biologiques — alors vous inventez une version parfumée de vous-même. Une version cosmétique. Une version vendable.

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Qu’est-ce que la “conscience” pour U.G. ?

La conscience est un piège du penser humain !

(Une perspective radicale inspirée d’U.G. Krishnamurti)

Il existe une immense confusion autour du mot conscience.
L’humanité en a fait un sanctuaire : le dernier refuge de l’ego, le dernier bastion pour préserver l’idée qu’il existe quelque chose de noble, de permanent, de spirituel en elle.
La conscience a été transformée en un objet sacré : âme, témoin, pure présence, essence éternelle, champ universel, point lumineux d’éveil…
Peu importe le nom, l’intention reste la même : Sauver l’idée d’un “moi” qui continuerait au-delà de la disparition du corps.

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Comment U.G. voit les problèmes humains

Vous parlez de « problèmes » comme si c’était une réalité immuable, quelque chose de sérieux, quelque chose qui mérite analyse, introspection, thérapie, religion, ou illumination. Mais vos problèmes ne sont rien d’autre que le bruit de votre pensée qui ne supporte pas le simple fait d’être là, sans objectif, sans devenir, sans justification.

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La philosophie de la vie selon U.G.

(Une tentative de formulation de l’indicible)

U.G. Krishnamurti n’a jamais proposé une philosophie de vie, parce qu’à ses yeux toute philosophie n’est qu’une construction mentale, une fuite déguisée, un effort désespéré pour donner une cohérence à quelque chose qui n’en a pas besoin. Ce qu’on appelle la vie ne demande ni explication, ni direction, ni justification. Elle se passe. Elle se consume d’elle-même. Elle ne dépend pas des idées, des croyances, des idéaux, ni des conclusions que l’esprit fabrique pour se rassurer.

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