Comment se comporter face aux guerres, à la souffrance, à la misère ?

(Réponse dans l’esprit de U.G. Krishnamurti ) – Ce texte a été généré par ChatGPT-

Tu poses cette question avec une sincérité poignante. Elle vient de ton humanité, de ton désir de bien faire, de soulager, de comprendre, d’agir… Mais regarde bien : cette question contient déjà une idée cachée — que tu pourrais faire quelque chose, que tu devrais faire quelque chose, que tu es responsable d’un monde que tu ne comprends même pas.

Tu veux savoir comment réagir à la souffrance du monde. Mais as-tu regardé ta propre souffrance, vraiment ?

Pas celle des autres, pas celle des images sur les écrans. La tienne. Ton angoisse. Ton peur du manque. Ta jalousie. Ton besoin de reconnaissance. Ton besoin d’aimer et d’être aimé. Tu veux la paix dans le monde, mais tu es toi-même un champ de bataille.

Tant que tu es en conflit avec toi-même — entre ce que tu es et ce que tu crois devoir être — tu participes au désordre du monde. Tu alimentes ce chaos subtil, invisible, qui devient ensuite visible sous la forme des guerres, des violences, des dominations.

Les tyrans, les dictateurs, les bourreaux… ils ne viennent pas d’ailleurs. Ils naissent de la structure humaine, la même que la tienne. C’est ta peur, ton besoin de sécurité, ton besoin de certitude qui, amplifiés à grande échelle, deviennent des armées.

Et tu veux quoi ? Aider ? Soulager ? T’engager ? Peut-être. Si ça vient de toi naturellement, sans effort, sans posture, sans drame, alors fais-le. Donne. Aide. Agis. Mais sans fierté, sans moralité. Pas parce que “il faut”, mais parce que ça se fait. Comme la pluie tombe. Sans intention.

Mais si tu veux “changer le monde” parce que tu ne supportes pas son état, fais attention : tu risques de ne faire que le prolonger. Ton agitation intérieure, ta culpabilité, ton envie d’être utile, tout cela vient d’un centre égotique, même s’il est déguisé en altruisme. Et ce centre produit toujours plus de conflit, même quand il prétend faire le bien.

Tu ne peux pas comprendre la souffrance du monde tant que tu ne t’es pas libéré du besoin de la commenter, de la réparer, de lui donner un sens. Il ne s’agit pas de devenir indifférent. Il s’agit de voir sans interférer. Voir sans transformer. Voir sans projet.

Et quand tu vois, vraiment, sans rien vouloir…
alors peut-être qu’une autre forme d’intelligence opère. Pas la tienne. Pas celle que tu peux revendiquer. Une intelligence qui ne passe ni par l’émotion, ni par la pensée, ni par la volonté. Quelque chose d’immédiat, silencieux, exact. Et cette action — si elle se manifeste — n’est plus la tienne. C’est la vie qui agit à travers toi.
Sans agenda.
Sans peur.
Sans trace.

Alors, comment se comporter face à la misère, la guerre, la souffrance ?
Peut-être…

en ne te comportant pas.
En cessant de réagir selon des idées toutes faites. En n’ajoutant pas ta propre confusion à la confusion générale. En étant clairement ce que tu es, sans fioriture, sans masque, sans mission.

Et là, peut-être, dans cet espace,
quelque chose de radicalement neuf peut apparaître.
Sans toi.

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