
UG : Dépression ?
Vous aimez mettre des mots sur tout ce que vous ne comprenez pas.
Ce que vous appelez “dépression”, c’est simplement la fin de votre lutte pour être quelque chose. Vous avez tout essayé : comprendre, méditer, prier, positiver, réussir, aimer, être aimé — et un jour, tout cela s’écroule.
Alors vous dites : je suis déprimé.
Mais il n’y a personne à l’intérieur pour être déprimé. C’est la pensée qui se mord la queue, rien de plus.
Le corps n’est pas malade. Il en a simplement assez d’obéir à vos idées absurdes : “Je dois être heureux”, “Je dois trouver un sens”, “Je dois évoluer”. Le corps veut vivre, point. C’est la pensée qui veut un but, un idéal, un avenir.
Quand ce jeu s’épuise, il ne reste plus rien à quoi s’accrocher — et c’est ce vide que vous appelez souffrance. Mais ce vide, c’est la réalité. Vous avez passé votre vie à la fuir.
Ne cherchez pas à vous en sortir. Tant que vous voulez aller mieux, vous continuez la même comédie. Laissez la dépression tranquille. Laissez le corps tranquille. Il n’a pas besoin de votre aide.
Quand le mécanisme de devenir se brise, ce que vous appelez “vous” s’effondre — et ce n’est pas une tragédie, c’est la fin du mensonge.
Vous croyez que la lumière viendra après. Non. Il n’y a pas de lumière, pas d’illumination, rien à atteindre.
Il n’y a que ce corps vivant, respirant, sans pensée pour lui dire ce qu’il devrait être.
Alors, la dépression ? Elle appartient à celui qui rêve encore d’être libre. Quand il n’y a plus personne pour rêver, il n’y a plus de dépression — il n’y a que la vie, sans commentaire.
1. Il n’y a pas de “maladie intérieure”
Pour U.G., la “dépression” n’est pas une maladie de l’âme ni un trouble à guérir.
C’est simplement le corps et le système nerveux qui ne peuvent plus suivre le conflit permanent créé par la pensée.
« Le corps veut la paix, mais la pensée veut le contrôle. Ce conflit épuise le système. »
Autrement dit, ce qu’on appelle “dépression”, c’est le corps qui dit stop — stop à la lutte pour devenir, comprendre, s’améliorer, atteindre la paix, la joie, la vérité.
2. La cause : la pensée qui se retourne contre elle-même
U.G. dit souvent que la pensée n’a pas de solution à la souffrance, parce que c’est elle qui la crée.
Quand la pensée échoue à donner un sens à la vie, elle se retourne contre elle-même : c’est ce que nous appelons “dépression”, “vide existentiel”, ou “désespoir”.
« Vous appelez cela dépression, mais ce n’est rien d’autre que la fin de vos illusions. »
Il ne s’agit donc pas d’un problème à résoudre, mais d’un effondrement du faux — de l’image que vous aviez de vous, de la quête de bonheur, de toutes les constructions mentales qui tenaient debout par habitude.
3. Le danger vient de la tentative de “s’en sortir”
Pour U.G., le pire réflexe, c’est de vouloir “guérir”, “remonter la pente”, “retrouver la lumière”.
Parce que toute tentative de s’en sortir nourrit la même structure — celle du “moi” qui veut devenir autre chose.
« Vous voulez être heureux ? C’est encore la même violence. Le malheur et le bonheur sont les deux faces d’une même pièce. »
La dépression, pour lui, ne demande pas d’intervention psychologique ou spirituelle, mais une absence d’interférence : laisser le corps et le mental se réorganiser d’eux-mêmes, sans projet de “renaissance”.
4. Quand le combat cesse
U.G. disait que ce qu’on appelle “paix” ou “libération” ne vient pas d’un effort, mais de la fin de toute tentative.
Quand la pensée voit qu’elle ne peut rien faire — qu’il n’y a personne à sauver, rien à comprendre, rien à atteindre — alors le système nerveux se détend, et le corps reprend le dessus.
Ce n’est pas du “bonheur” au sens humain, mais une absence de conflit.
« Quand il n’y a plus rien à devenir, la dépression n’a plus de place. »
🪞 En résumé :
| Ce que la société dit | Ce que U.G. voit |
|---|---|
| La dépression est une maladie | C’est une résistance du corps au mensonge de la pensée |
| Il faut guérir, comprendre, se soigner | Il faut cesser toute tentative de devenir autre chose |
| Il y a un “moi” brisé à réparer | Il n’y a jamais eu de “moi” à réparer |
| La lumière viendra après la crise | Il n’y a ni crise ni lumière, seulement ce qui est |

