Le silence est-il une construction mentale ?

(Réponse dans l’esprit de U.G. Krishnamurti ) – Ce texte a été généré par ChatGPT-

Oui. Le silence dont vous parlez, dont vous rêvez, que vous cherchez, que vous vénérez — ce silence-là est une fabrication mentale. Une idée. Une image. Un mirage.

Ce que vous appelez silence, ce n’est jamais ce qui est, ici et maintenant. C’est toujours quelque chose que vous projetez. Un état intérieur que vous voulez atteindre. Une bulle où plus rien ne vous dérange. Une absence de pensée, de bruit, de conflit. Mais même cette image du silence est déjà du bruit. Une activité du mental. Une attente.

Les gourous vous disent : “Le silence est votre vraie nature.” Tu le crois, tu t’asseois, tu te concentres, tu essaies de le goûter. Et peut-être, un instant, tu ressens un calme. Une suspension. Mais tu veux la reproduire. L’étirer. L’imiter. Et voilà : tu es prisonnier. Prisonnier de ton idée du silence.

Le mental veut toujours capturer ce qu’il ne comprend pas. Il transforme tout en méthode. Et même le silence devient une technique. Une posture. Une quête.

Mais le vrai silence — s’il existe — n’est pas un état que tu peux atteindre. Ce n’est pas quelque chose qui arrive quand les pensées s’arrêtent. Ce n’est pas un vide confortable. Ce n’est pas une expérience.
C’est l’absence totale du chercheur. L’absence du besoin même de silence.

Tu veux le silence ? Alors arrête de le chercher. Vois comment cette recherche est déjà agitation. Déjà fuite. Déjà bruit. Regarde comment chaque tentative de calmer le mental ne fait que renforcer le centre qui dit “je veux être silencieux”.

Le silence véritable n’a rien de spirituel. Il ne te donne rien. Il ne t’élève pas. Il ne fait de toi ni un sage, ni un être “conscient”.
C’est un silence brutal. Nu. Sans signification.
Il n’y a rien dedans. Rien à tirer. Rien à comprendre. Et c’est pour ça que tu ne veux pas de ce silence-là.

Toi, tu veux un silence confortable, enveloppant, sacré. Mais ce silence-là est une projection. Une image parfumée, fabriquée par la mémoire. Et donc, une construction mentale.

Le silence réel — s’il surgit — n’est pas le fruit d’une pratique. Il surgit quand tout ce que tu crois savoir s’effondre. Quand le “toi” qui cherche à devenir, à méditer, à comprendre, est balayé.

Et là, il n’y a personne pour dire “C’est le silence”.
Il n’y a pas de témoin.
Pas d’expérience.
Pas de commentaire intérieur.
Pas même une conscience de ce silence.

Ce n’est pas un silence “plein”. Ni “vide”.
C’est ce qui reste quand tout ce que tu poursuis tombe.

Mais tant que tu mets un nom dessus, tant que tu veux le retenir, tant que tu l’associes à quelque chose de pur, de beau, de supérieur — ce n’est qu’une nouvelle illusion. Une autre pièce du théâtre spirituel.

Et ça, tu n’en veux pas.
Tu veux du silence, mais tu ne veux pas mourir.
Tu veux rester là, intact, pour en profiter.
Mais le silence vrai ne te laisse rien.
Rien du tout.

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