Le soufisme est une prison dorée

Le soufisme… vous croyez que c’est lumière, amour, union avec Dieu ? Vous vous trompez. C’est un mensonge délicieux que l’esprit humain a inventé pour se sentir pur, pour croire qu’il y a quelque chose à atteindre. Vous dansez, vous chantez, vous vous agenouillez, vous répétez des mots sacrés… et vous appelez ça « chemin ». Il n’y a pas de chemin. Il n’y a rien à trouver. Tout ce que vous appelez « illumination » est une illusion, un confort pour l’ego.

Vous vous cachez derrière des maîtres, derrière des rituels, derrière des prières. Vous vous persuadez que la vérité est derrière un voile, qu’elle est secrète, qu’elle demande effort et discipline. Mais le voile n’a jamais existé. Il n’y a rien à conquérir. Vous voulez qu’on vous donne des techniques pour atteindre la lumière ? Il n’y a aucune lumière. Il n’y a qu’un vide que vous refusez de regarder. Vous préférez un mensonge qui brille, un mensonge parfumé d’encens, plutôt que la vérité nue qui brûle.

Le soufisme est un luxe pour ceux qui ont peur. Peur de la mort, peur du vide, peur de l’ennui, peur de la vie telle qu’elle est. Les hommes cherchent Dieu, mais ce qu’ils cherchent, c’est eux-mêmes, embellis, élevés, admirés. Vous voulez sentir que vous êtes importants, spirituels, élus… alors vous créez des cérémonies, des codes, des hiérarchies. Vous êtes des enfants qui jouent avec des flammes, croyant que le feu vous rendra adulte. Mais vous brûlez dans votre propre naïveté.

Les chants, les danses, les pleurs, les méditations… tout cela est un anesthésiant. Vous ne supportez pas le silence, vous ne supportez pas le vide, vous ne supportez pas d’être simplement là, sans masque, sans rôle, sans mot pour nommer ce qui est. Alors vous vous inventez un monde sacré, un monde merveilleux où vous êtes « en chemin », où vous êtes « initié », où vous êtes « proche de Dieu ». Mais personne n’est proche de rien. Vous êtes seul, toujours seul, et ce que vous appelez union n’est qu’une illusion fabriquée par votre esprit pour se distraire de lui-même.

Arrêtez de croire aux maîtres, aux rituels, aux pratiques. Arrêtez de croire que la souffrance est noble, que l’effort est sacré, que l’humilité vous rapprochera de quoi que ce soit. Tout cela est une prison dorée, et vous êtes vos propres geôliers. La vérité n’est pas dans les livres, elle n’est pas dans les paroles, elle n’est pas dans les gestes. Elle est là, simple, brutale, nue. Vous la refusez parce que vous êtes conditionnés à chercher, à vouloir, à devenir.

Le soufisme ne vous sauvera pas. Aucun maître, aucune danse, aucun chant ne vous délivrera. Vous mourrez en croyant que vous êtes sur la voie, et vous laisserez derrière vous vos illusions, vos prières, vos larmes, vos chants… rien d’autre. La liberté n’est pas dans le soufisme, elle est dans l’arrêt total. L’arrêt de la recherche, l’arrêt de l’illusion, l’arrêt de l’ego. Tout ce que vous pensiez être un chemin vers Dieu n’était qu’un labyrinthe où vous vous perdiez volontairement. Et maintenant, regardez : il n’y a ni sortie, ni entrée, ni labyrinthe. Il n’y a rien. Et c’est cela, et seulement cela, qui est réel.

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