L’HUMAIN EST UNE ERREUR POUR LA PLANÈTE

Manifeste UGK

Il faut avoir le courage de le dire sans détour, sans morale, sans lyrisme écologique :
la planète se porterait infiniment mieux sans l’homme.

U.G. Krishnamurti l’a exprimé avec une lucidité que peu supportent :
mort, l’être humain devient enfin utile à la Terre ; vivant, il est une nuisance systémique.

Cette phrase choque parce qu’elle pulvérise le mythe fondateur de la civilisation moderne :
celui d’un homme conscient, responsable, capable de vivre en harmonie avec son environnement.

Ce mythe est faux.

L’homme n’appartient plus à la nature

L’animal ne détruit pas son milieu.
Il y répond.

L’homme, lui, se vit comme extérieur au monde vivant.
Il parle de nature comme d’un objet :
ressources, écosystèmes, environnement, capital naturel.

Ce langage n’est pas neutre.
Il révèle une rupture irréversible.

La nature n’est pas quelque chose que l’on gère.
Dès que l’homme prétend la gérer, il la détruit.


La conscience humaine est une anomalie biologique

Contrairement aux discours spirituels, U.G. n’a jamais glorifié la conscience humaine.
Il l’a vue pour ce qu’elle est : un dysfonctionnement.

La pensée humaine :

  • accumule le passé,
  • projette l’avenir,
  • cherche la sécurité,
  • refuse l’incertitude,
  • fuit la finitude.

La nature, elle, ne projette rien.
Elle ne cherche pas à durer.
Elle ne planifie pas.

L’homme vit dans un futur imaginaire et détruit le présent réel.


L’harmonie avec la nature est une imposture

« Vivre en harmonie avec la planète » est une formule séduisante, mais vide.

Pourquoi ?

Parce que l’harmonie suppose un sujet volontaire.
Or là où il y a volonté humaine, il y a domination.

Même l’écologie est devenue une idéologie.
Même la protection de la planète est pensée en termes de contrôle, de régulation, d’ingénierie.

L’homme ne sait pas coexister.
Il sait organiser, corriger, exploiter.


La survie humaine n’est plus vitale, elle est psychologique

L’homme ne détruit pas pour vivre.
Il détruit pour se rassurer.

Il accumule non par nécessité, mais par peur.
Il exploite non par besoin, mais par insécurité intérieure.

La planète ne peut pas absorber :

  • les désirs illimités,
  • les identités à défendre,
  • les peurs projetées,
  • les fantasmes de croissance.

Ce n’est pas la population qui est le problème.
C’est la structure mentale humaine.


La technologie ne sauvera rien

Chaque solution technologique crée de nouveaux problèmes.
Chaque progrès augmente la capacité de destruction.

La technologie n’est pas neutre.
Elle est l’outil d’un esprit qui refuse les limites.

La nature fonctionne par cycles.
La technologie humaine fonctionne par accumulation de déchets.


La morale écologique est une consolation

Parler de responsabilité, de devoir, de culpabilité, c’est encore une tentative de sauver l’image de l’homme.

La planète n’a pas besoin de notre bonne conscience.
Elle survivra à notre disparition comme elle a survécu à d’autres extinctions.

Ce que l’homme appelle « crise écologique » est en réalité une crise de survie humaine.


Mort, l’homme cesse enfin de nuire

Lorsqu’il meurt, l’homme :

  • ne consomme plus,
  • ne pollue plus,
  • ne transforme plus,
  • ne projette plus.

Son corps retourne au cycle naturel.
Il devient enfin ce qu’il n’a jamais su être vivant :
un élément parmi d’autres.


Il n’y a pas de solution, seulement un constat

UGK n’est pas un appel à l’action.
Ce site n’est pas un programme.

Il n’y a rien à sauver.
Il n’y a rien à corriger.
Il n’y a rien à transformer.

L’homme ne changera pas.
Et la planète n’en a pas besoin.


UGK

Ce site n’enseigne rien.
Il ne propose aucune voie.
Il ne promet aucune réconciliation.

Il expose une évidence que la pensée refuse :

l’homme vivant est un problème ; l’homme mort est neutre.

La nature continuera.
Avec ou sans nous.

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